• Mary Higgins Clark passe aux aveux

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    Derrière son allure de Lady anglaise, pomponnée, élégante et tout sourire, Mary Higgins Clark n'en demeure pas moins la reine du crime. A 83 ans, elle conspire, manigance, et fabrique des intrigues déroutantes, qui scotchent ses lecteurs.

    A l’occasion de la sortie de son nouveau polar, L’ombre de ton sourire, aux éditions Albin Michel, la dame s’est gentiment prêtée au jeu du chat (organisé par le quotidien Métro). Cette fois, c’est elle qui subit l’épreuve de l’interrogatoire.

    Questions, réponses, humour et bonne humeur : Mary Higgins Clark lève le voile. De son métier d’écrivaine à succès, à sa vie de famille, en passant par ses craintes et ses petits plaisirs, on se demande comment cette femme est capable d’imaginer le mal.

    Amina0093 : Bonjour. Comment êtes-vous venue à l'écriture ?
    Je n'ai pas choisi d'écrire, ça s'est imposé à moi. Dès que j'ai pu aligner deux mots, j'ai écrit des poèmes et des sketches pour amuser mon frère. Puis j'ai pris des cours quand je me suis mariée, à 22 ans. Je savais que je devais devenir écrivain professionnel.

    Tigrou : Comment avez-vous choisi la voie du thriller ?
    Mes premières histoires étaient des nouvelles romantiques, et mon premier livre, une biographie de George Washington. Elle a été bien reçue mais ne s’est pas vendue. En regardant mes étagères, j’ai réalisé que, depuis que j’avais commencé à écrire, mes livres favoris étaient des romans à suspense. Je n’avais fait que m’entraîner à devenir une auteure du genre.

    Beaugosse : Qu’est-ce qui fait un bon thriller ?
    Je pense que ce qui fait tous les livres est une histoire très bien racontée. Dans mon domaine, il faut faire très attention à la personne en danger...

    Pich : Votre éditeur vous impose-t-il des contraintes d'écriture ?
    J'ai le même depuis 35 ans, Michael Korda, qui est lui aussi un écrivain distingué. Nous faisons un travail d'équipe. Nous discutons, et parfois il me suggère même des idées, comme pour l'intrigue de mon prochain roman.

    Nina : Où trouvez-vous votre inspiration ?www.aufeminin.com
    Très souvent dans les journaux et les magazines que je lis. Dans le cas de mon nouveau roman, L’ombre de ton sourire, j’ai assisté à la cérémonie de béatification d’une nonne qui a sauvé la vie d’un enfant. Le fœtus était difforme, mais après la croisade d’un ordre de carmélites, le bébé né était parfaitement normal. La cérémonie m’a fascinée, et j’ai décidé d’inclure ces éléments dans le cadre d’un thriller.

    Nanard : Comment faites vous pour écrire autant de livres ?
    J'ai écrit autant de livres parce qu'écrire est mon seul talent. Je ne sais ni chanter ni peindre... J'éternue dès que je suis dans le jardin, donc je ne peux même pas m'occuper des fleurs. Mes livres semblent donner du plaisir aux gens, et écrire est aussi naturel pour moi que de respirer.

    Raceronfire : Quels conseils donnez-vous à un jeune écrivain ?
    Je pense que le monde de l'édition est assez coriace, mais certaines personnes arrivent encore à faire le forcing. La plus grosse erreur qu'un jeune auteur puisse faire est d'écrire un roman, de l'envoyer une ou deux fois, et de renoncer ensuite en cas de rejet. Allez-y ! N'abandonnez pas ! Chuchotez-vous juste ces deux mots : droits d'auteur...

    Manuel : Quel genre de livres lisez-vous ?
    Je suis plutôt éclectique. Bien sûr, je lis beaucoup de romans à suspense parce que nombre de mes amis sont des auteurs à suspense. Mais j'aime aussi relire les classiques, parce qu'on manque toujours quelque chose à la première lecture. J'ai toujours aimé les romans historiques, romancés ou non. En ce moment, par exemple, je lis la biographie officielle de la reine Elisabeth, et je viens juste de finir celle de Theodore Roosevelt, un de nos présidents.

    Pincoh : Quel roman de vous préférez-vous ?
    Me demander ça revient à me demander si j'ai un enfant préféré. J'en ai cinq, et il n'y a vraiment pas moyen que j'en désigne un comme mon préféré. C'est la même chose pour mes livres.

    Triche : Que pensez-vous d'Harlan Coben ?
    Je l'aime tendrement. Nous avons été amis pendant de nombreuses années et nous habitons à quelques kilomètres l'un de l'autre. Il m'a fait lire son premier livre quand il avait 21 ans. Il voulait des remarques. J'ai lu le premier chapitre et lui ai dit : "Tu es un super écrivain, mais tes livres sont trop réalistes pour mon public". Nous rions toujours de cette histoire.

    Patty : Avez-vous connu des échecs dans votre vie ?
    Quand j'avais 20 ans, j'ai reçu pendant six ans de nombreux refus à mes écrits. Le premier que j'ai vendu avait été rejeté quarante fois avant d'être vendu 100 $ à un petit magazine.

    Tony : Qu'est-ce qui vous effraie ?
    Mes peurs sont les mêmes que celles de tout le monde, je pense. Que rien n'arrive aux enfants ou à mes petits-enfants surtout. Le terrorisme nous inquiète tous. J'ai perdu beaucoup d'amis dans les attentats du 11 septembre, et il y a peu de temps, une autre tragédie a failli arriver à Times Square.

    Flamby : Que pensez-vous d'Obama ?
    Le président est dans une situation difficile. La récession, la guerre en Afghanistan... Je vais être franche, je n'ai pas voté pour lui parce que je pensais qu'il était trop jeune pour la fonction. Mais bien sûr, j'espère qu'il réussira, car c'est un leader charismatique.

    Johny : Quel est votre auteur favori ?
    Moi !

    Source : http://www.aufeminin.com


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