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    13 novembre 1850 (Edimbourg) - 3 décembre 1894 (Samoa)
     
    Robert Louis Stevenson est l’un des maîtres incontestables du roman d'aventures. Il en est l’un des plus grands auteurs, avec des œuvres comme L’Île au trésor, Le Maître de Ballantrae ou Enlevé !, l’une des figures les plus influentes, puisqu’il initie le renouveau du genre, et l’un des plus grands théoriciens, puisqu’il définit inlassablement, au fil d’essais lumineux, les conditions d’un grand roman d'aventures. Robert Louis Stevenson est né à Edimbourg en 1850. S’il va vivre à Londres par la suite, il conserve toute son existence une nostalgie pour l’Ecosse qui se traduira par une figuration nostalgique de ses paysages dans plusieurs romans, comme Enlevé !, Le Maître de Ballantrae ou Catriona, œuvres liées au paysage et à l’Histoire de l’Ecosse, et à sa lutte identitaire contre l’envahisseur britannique. Enfin l’influence de ces racines se traduira par la présence implicite, en intertexte, de l’œuvre de Walter Scott dans ses romans prenant pour arrière-plan l’Histoire même si celle de Dumas est également très importante. De Scott, Stevenson retient deux éléments clés : la référence à une esthétique du romance, à la fois nostalgique et détachée du modèle réaliste, et l’importance de la forme du roman historique comme moyen de se plonger dans l’âme d’un peuple.

    Stevenson est issu d’une famille d’ingénieurs (de bâtisseurs de phares) très croyants (presbytériens). A cette généalogie, il faut ajouter la présence d’une nourrice qui le nourrit de récits et de contes superstitieux. Ces éléments sont à l’origine d’une culture contradictoire de l’auteur : moderne et lettré, Stevenson est lié au modèle des hommes d’action que figurent à l’époque les ingénieurs, modèle dont le roman d'aventures de jeunesse (celui de Jules Verne ou de A. Henty) sera l’un des principaux vecteurs. Mais il est également lié à un imaginaire religieux centré sur la question du Mal et du péché originel, plaçant l’idée de faute au cœur de l’existence. Cet affrontement de deux valeurs contradictoires sera l’un des traits essentiels de l’imaginaire stevensonien, constamment hanté par le dialogue de l’action et de la transgression que celle-ci implique.

    Très tôt, la santé de Stevenson a été fragile. Il souffre de tuberculose, ce qui le conduit à passer de longues périodes alité, mais le contraint également toute son existence à voyager, jusqu’aux dernières années de sa vie, passées en Polynésie. De ces voyages, il tirera plusieurs récits : The Silverado Squatters, narrant ses pérégrinations bohèmes en Amérique, Travel with a Donkey, décrivant une épopée burlesque dans les Cévennes avec un âne, et divers essais consacrés à la Polynésie.

    La tension entre un goût pour le voyage et des phases de maladie affectant toujours plus l’écrivain ont développé chez lui un goût pour l’imaginaire et le dépaysement. Jeune, il dévore des œuvres. Outre The Pilgrim Progress, roman initiatique et religieux de Bunyan, Stevenson lit de nombreux auteurs romanesques : Walter Scott, Alexandre Dumas (dont Stevenson affirme que Le Vicomte de Bragelonne est son œuvre préférée), le Capitaine Marryat, les récits de piraterie du Capitaine Johnston, et un très grand nombre d’œuvres populaires destinées à la jeunesse – théâtre à découper de Skelt, Penny Dreadfuls, etc. Cette tension entre un goût pour le voyage et une existence fragile explique sans doute le goût de l’auteur pour le romanesque et les récits d’aventures.

    Elle trouve en tout cas un écho dans la figuration de héros qui ne sont pas des aventuriers, mais qui sont fascinés par les aventuriers qu’ils rencontrent. Ses personnages centraux, James ou le narrateur Mackellar face à Henry (Le Maître de Ballantrae), David face à Alan (Enlevé !), ou Jim Hawkins face à Long John Silver se situent toujours dans une position ambiguë face à cet autre qui les attire dans l’aventure – l’autre, c’est souvent le méchant, c’est en tout cas toujours un être à la fois inquiétant et fascinant.

    Contre l’avis de ses parents, qui voulaient en faire un ingénieur, Stevenson se tourne vers les lettres et le métier d’écrivain. Il se lance alors dans une existence bohème prônant au début de sa carrière un mode de vie qui rappelle celui des dandies. Il fréquente les artistes français et anglais, multiplie les articles et essais, souvent brillants, parfois sur des sujets légers (« Une apologie des oisifs », « Philosophie du parapluie »), parfois sur des sujets plus sérieux, à travers une écriture à la fois plaisante et érudite (« A bâtons rompus sur le romance », « Une note sur le réalisme », etc.).

    Il devient rapidement une autorité dans les milieux culturels et artistiques, se liant amitié avec Andrew Lang, Sidney Colvin, Henry James (qui est peut-être à l’origine du nom des personnages du Maître de Ballantrae) ou encore Marcel Schwob. Il commence par écrire des contes fantastiques ou humoristiques, inspirés des Mille et une nuits (Les nouvelles mille et une nuits, rassemblées en volume en 1882). Par la suite, Stevenson perdra de cette attitude dandy, même s’il conservera un peu de cette frivolité dans son ton, choisissant toujours de se situer dans un rapport de proximité avec son lecteur.

    A partir de 1887, date à laquelle meurt son père, Stevenson quitte la Grande-Bretagne pour des régions plus clémentes : il retourne d’abord en Amérique (où il avait passé des années difficiles mais passionnantes dans sa jeunesse), puis la Polynésie, où il vivra durant les dernières années de son existence. Là, il rédige divers essais prenant la défense des populations indigènes, mais aussi de nouveaux récits de voyage et des romans d’aventures exotiques. Il meurt en 1894.
     

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    Depuis l'Odyssée, aucun roman d'aventures n'eut plus de succès que "L'Ile au trésor". Le jeune Jim Hawkins est le héros de ce roman, ainsi que le terrible John Silver, l'homme à la jambe de bois. L'Hispanolia débarque sur l'île au Trésor les «bons» et les «méchants». Dès lors, une lutte implacable se déroule pour retrouver le trésor amassé par Flint, redoutable pirate mort sans avoir livré son secret.
    Rarement roman d'aventures où le réel se mêle au fantastique aura été conduit avec tant d'habileté et de science ; c'est désormais un livre classique.

    Roman d'aventures de 256 pages

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    Pour leur 21e édition, du 15 novembre au 1er décembre 2012, Les Boréales ont choisi la Suède pour pays invité d’honneur. Le public retrouvera parmi les invités quelques artistes habitués du festival. Comme la compagnie Cirkus Cirkör qui présentera son spectacle Underman. Melo, compagnie de danse contemporaine, proposera une expérience sensorielle unique. Les illustrateurs Anna Nilsdotter Karlson et Carl Johanson exposeront dans plusieurs structures de Basse-Normandie. La littérature suédoise sera bien sûr au cœur de cette programmation : Björn Larsson, Maria Ernestam, Bengt Ohlsson, Anne Swärd, Anna Jorgensdotter ou Inger Frimanson iront à la rencontre du public aux côtés d’autres auteurs nordiques comme Auður Ava Ólafsdóttir ou Tomas Espedal.

    Associés à ce volet suédois, de nombreux artistes nordiques et baltes viendront présenter leurs dernières créations. Ibsen sera à l’honneur à travers une adaptation de La dame de la mer d’Ibsen avec la chanteuse Camille et une relecture très personnelle de Maison de poupée par Daniel Veronese. La compagnie de danse norvégienne Carte blanche, le metteur en scène letton Alvis Hermanis, les circassiens Karl Stets et Gandini Junggling complèteront cette 21e édition, éclectique et généreuse à la fois.

    Cette année, la programmation insiste notamment sur le volet musical avec de nombreux concerts. Aux côtés de figures majeures comme Manu Katché et Nils Peter Molvær, le festival permettra au public de découvrir les futurs grands noms de la scène musicale nordique : Mirel Wagner, CallmeKat, Thea Hjelme-land, Ewert And The Two Dragons…

    Le festival reconduira également pour la deuxième fois Les 24 heures chrono spécial polar nordique. Árni Thórarinson, Maj Sjöwall, Øyvind Strommen, Camilla Lackberg, Anna Jansson, Camilla Grebe, Åsa Traff compteront parmi les invités de ce week-end qui s’achèvera par la remise du 2ème Prix Boréales/Région Basse-Normandie du polar nordique.

    Programmation sous réserve de modification. Pour toute information : 02 31 15 36 40.
    Le pré-programme est disponible en pdf.
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    Source : http://www.crlbn.fr

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    Rencontre autour du nouveau numéro de la revue spécialisée "La cause du désir" sur le thème "Femme parmi les femmes". La Fnac vous invite à découvrir la Revue de l’École de la Cause freudienne, La Cause du désir, à l’occasion de la sortie du n° 81, « Femme parmi les femmes ». Une rencontre avec Lilia Mahjoub, psychanalyste, auteur de la Revue, pour cette présentation. Si l’époque nous convie à penser ce qui fait le nerf de la féminité, au-delà, c’est essentiellement que les femmes intéressent et interrogent. C’est en acceptant de restituer une dignité à leurs dires que Freud inventait la psychanalyse. Quant à Lacan, son dernier enseignement leur fait une place centrale et inédite : pensée non plus seulement comme phallique, mais comme Autre, la jouissance féminine s’y spécifie. À travers des études, des cas, des portraits, une rencontre avec deux artistes, ce numéro 81 explore ce qui fait la spécificité des femmes. La revue de l’École de la Cause freudienne a changé de nom en ce début d’année 2012 et se nomme désormais La Cause du désir. Lacan voulait en effet que le désir soit logé au cœur de son École, et ce nouveau titre reprend un syntagme lacanien bien connu. Sur le fond, on y distingue deux pôles majeurs. D’abord, un pôle « concept », centré autour du thème du numéro, qui met en valeur des textes théoriques et / ou cliniques orientés par l’enseignement de Lacan, construits, serrés, mais clairs et transmissibles, autant qu’il est possible. Ensuite, un pôle centré sur le monde contemporain et le malaise dans la civilisation qu’il nous revient d’analyser et d’interpréter, puisque c’est du discours du maître que dépend l’émergence du discours analytique, dont il est l’envers. (Anaëlle Lebovits-Quehenen, rédactrice en chef)

    information_icon   Paris - Montparnasse   (Forum de rencontres)

       Jeudi 28 juin 2012 à 17h30

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    La Fnac des Ternes vous invite à partager un petit-déjeuner en compagnie de vos libraires. L'occasion de partager vos coups de coeur autour d'un café. L'occasion également pour les libraires de vous présenter les dernières nouveautés et de d'échanger sur vos dernières lectures.

    >> Sur inscription à l'adresse ass.com.etoile@fnac.tm.fr

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      Paris - Ternes   (Rayon littérature, niveau 3)

      Mercredi 27 juin 2012 à 10h00

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